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Infrastructure, sécurité & support

Virtualisation et hyperviseur Proxmox

Centrale téléphonique, Home Assistant, caméras, IA locale, fichiers, mots de passe : j’installe Proxmox, un hyperviseur libre qui découpe un serveur en machines virtuelles (des ordinateurs simulés) et en conteneurs, chaque service à part. Chaque nuit, tout est sauvegardé sur un autre appareil, avec une copie chiffrée hors de vos locaux, et vos données restent à vous.

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De votre installation actuelle au serveur en service

Six étapes, de l’inventaire au suivi : votre installation actuelle continue de tourner pendant que le nouveau serveur se prépare.

  1. 01

    L’inventaire

    On liste ensemble ce qui tourne aujourd’hui (vieux serveur, NAS, boîtiers, PC qu’on n’ose plus éteindre) et ce que vous voulez ajouter. Je vous dis aussi ce qui ne vaut pas la peine.

  2. 02

    Le bon matériel

    Selon les services à faire tourner, je choisis le serveur, la mémoire, les disques et l’onduleur (une batterie de secours) : de quoi durer, sans surdimensionner.

  3. 03

    L’installation de Proxmox

    J’installe Proxmox, le stockage, des réseaux séparés par usage, le pare-feu et les alertes par e-mail. L’administration demande un code en plus du mot de passe et n’est jamais ouverte sur internet.

  4. 04

    Les services, un par un

    Les services passent sur le nouveau serveur l’un après l’autre, chacun testé avant d’arrêter l’ancien : la téléphonie un soir, la domotique un autre jour. Pas de grand saut dans le vide.

  5. 05

    Une restauration pour de vrai

    Chaque nuit, les sauvegardes partent vers un appareil séparé, puis hors de vos locaux. Avant la mise en service, je restaure réellement une machine : une sauvegarde jamais testée ne compte pas.

  6. 06

    Le suivi

    Un instantané (une photo de la machine à un moment donné) avant chaque mise à jour, des alertes sur les disques et les sauvegardes : je m’en charge à distance, ou je forme votre référent informatique.

Ce que votre serveur peut faire tourner

Des exemples d’auto-hébergement (vos services installés sur votre propre serveur, plutôt que loués en ligne), à choisir selon vos besoins : on n’installe que ce qui vous sert, et je vous dis quand une solution plus simple suffit.

  • Un serveur, plusieurs machines

    Proxmox découpe le serveur en machines virtuelles (des ordinateurs complets simulés, Windows ou Linux) et en conteneurs, des compartiments plus légers réservés à Linux. Chacun redémarre seul ; une panne du serveur, elle, les arrête tous.

  • Votre centrale téléphonique

    FreePBX, le logiciel de la centrale, tourne dans sa propre machine virtuelle, avec exactement le système qu’il demande. Elle redémarre en priorité après une coupure, et une mise à jour ratée s’annule grâce à l’instantané pris juste avant.

    Voir aussi : Centrale téléphonique
  • Home Assistant, en machine virtuelle

    J’installe Home Assistant OS depuis l’image officielle prévue pour Proxmox : vous gardez les apps (les modules complémentaires), la clé radio Zigbee ou Z-Wave branchée sur le serveur lui est réservée, et tout fonctionne sans internet.

    Voir aussi : Domotique
  • Frigate, des caméras qui reconnaissent

    Frigate, enregistreur vidéo libre, reconnaît personnes et véhicules sans rien envoyer en ligne. Ses auteurs préfèrent une machine dédiée : selon vos caméras, il tourne en machine virtuelle, puce graphique réservée, ou sur un mini-PC à part.

    Voir aussi : Vidéosurveillance
  • Une IA qui reste chez vous

    Transcrire un appel, résumer, chercher dans vos documents : des modèles d’IA tournent chez vous, sans rien envoyer en ligne. Sur le processeur seul, tout marche, mais lentement ; pour rédiger et répondre, une carte graphique change tout.

    Voir aussi : Intelligence artificielle
  • Des applications prêtes à l’emploi

    Docker emballe chaque application avec ce qu’il lui faut : n8n pour relier vos outils, Paperless-ngx pour classer vos papiers scannés, Immich pour les photos. Je les regroupe dans une machine virtuelle dédiée, comme le conseille Proxmox.

    Voir aussi : Automatisation
  • Vos fichiers, votre cloud

    Nextcloud ou Seafile, l’équivalent libre de Dropbox, chez vous : dossiers synchronisés sur chaque PC et téléphone, partagés par lien avec un client ou votre comptable. Déjà un NAS Synology ? Il reste souvent idéal pour les données.

    Voir aussi : Serveur NAS & multimédia
  • Gestionnaire de mots de passe

    Les mots de passe de l’équipe dans un coffre chiffré, partagés selon les droits de chacun : Vaultwarden, serveur libre non officiel compatible avec les applis Bitwarden, ou la version officielle de Bitwarden chez vous, sur abonnement.

  • Des sauvegardes automatiques

    Chaque nuit, Proxmox Backup Server copie vos machines sur un appareil séparé : seules les modifications partent (sauvegarde incrémentale), chiffrées, puis une copie quitte vos locaux. Un fichier effacé se récupère sans tout restaurer.

  • Un instantané avant chaque mise à jour

    Avant chaque mise à jour, je fais un instantané : si ça casse, retour en arrière en quelques clics, en perdant ce qui a changé depuis. Je peux aussi cloner une machine pour tester. Il reste sur le même disque : ce n’est pas une sauvegarde.

  • Pare-feu, VPN et accès à distance

    Le pare-feu intégré isole chaque machine, caméras et domotique ont leurs réseaux séparés (VLAN) jusque dans vos switches UniFi, et l’accès de l’extérieur passe par un VPN WireGuard, un tunnel chiffré, sans exposer vos services sur internet.

    Voir aussi : Réseau & Wi-Fi
  • Surveillance et alertes

    Sauvegarde ratée, disque qui fatigue, mise à jour disponible : Proxmox prévient par e-mail ou par notification, vous ou moi. Un petit outil, Uptime Kuma, vérifie en plus que chaque service répond et alerte dès que l’un d’eux se tait.

  • Windows pour un ancien logiciel

    Un programme de gestion qui ne tourne que sous Windows ? Il s’installe dans une machine virtuelle Windows, sauvegardée comme le reste ; prévoyez la licence Windows. Et le jour où il faudra le remplacer, le sur-mesure est mon métier.

    Voir aussi : Logiciels sur mesure
  • Quitter VMware ou un vieux serveur

    Depuis son rachat par Broadcom fin 2023, VMware ne vend plus de licences définitives, seulement des abonnements. Proxmox importe les machines VMware ESXi, et un vieux serveur qui faiblit se reprend service par service, avant qu’il ne lâche.

  • Plusieurs serveurs, si c’est justifié

    La haute disponibilité (un service qui repart seul si un serveur lâche) demande trois serveurs, ou deux plus un arbitre, et des données partagées ou recopiées entre eux. Une petite structure s’en passe souvent, avec de bonnes sauvegardes.

  • Le matériel adapté

    Un mini-PC silencieux suffit souvent à la maison, mais sa mémoire est limitée. Pour une entreprise : un petit serveur à mémoire ECC (qui corrige ses erreurs), deux SSD en miroir et un onduleur relié au serveur pour tout éteindre proprement.

    Voir aussi : Conseil matériel

Les logiciels que j’y installe

Proxmox VE et Proxmox Backup Server sont développés par une société européenne basée à Vienne, en Autriche, et publiés en logiciel libre (licence AGPLv3). Une machine virtuelle accepte presque tous les systèmes, Windows compris ; pour chaque logiciel, je suis la documentation de son éditeur, et quand il préfère sa propre machine, comme Frigate, je vous le dis.

  • FreePBX
  • Home Assistant
  • Frigate
  • Nextcloud
  • Seafile
  • Vaultwarden
  • Bitwarden
  • Ollama
  • Whisper
  • Docker
  • Portainer
  • n8n
  • Paperless-ngx
  • Immich
  • Jellyfin
  • WireGuard
  • AdGuard Home
  • Uptime Kuma
  • Windows
  • Debian
  • et la plupart des logiciels pour Linux et Windows

Et les technologies sous le capot :KVMLXCZFSLVM-thinVirtIOVLANNFS / SMBS3API RESTTOTP / WebAuthn

Ce qui est compris

  • L’inventaire de vos services actuels et de ceux à ajouter, avec un avis honnête sur ce qui vaut la peine
  • Le choix du matériel (serveur, mémoire, disques en miroir quand c’est possible) et un onduleur réglé pour éteindre proprement le serveur lors d’une coupure
  • L’installation de Proxmox, du stockage et de réseaux séparés par usage
  • La sécurité : un code en plus du mot de passe, pare-feu, accès à distance par VPN uniquement
  • La migration de vos services un par un, chacun testé avant d’arrêter l’ancien
  • Proxmox Backup Server sur un appareil séparé, une copie chiffrée hors de vos locaux et la clé de chiffrement remise sur papier, à ranger à part
  • Un vrai test de restauration avant la mise en service
  • Les alertes par e-mail : sauvegarde ratée, disque fatigué, mise à jour disponible
  • Une documentation claire et tous les accès, qui restent les vôtres
  • Le suivi des mises à jour, à convenir ensemble : par moi à distance, ou par votre référent que je forme

Pour quoi faire ?

  • Remplacer un vieux serveur
  • Quitter VMware
  • Tout regrouper sur une machine
  • IA sans le cloud
  • Auto-hébergement
  • Cabinet, bureau ou PME
  • Maison exigeante
  • Sauvegardes sérieuses
Libre, à vous

Proxmox est un logiciel libre : pas d’abonnement obligatoire, toutes les fonctions incluses, des formats ouverts qui ne vous enferment chez aucun éditeur. Le serveur et les données sont chez vous, avec tous les accès et la documentation : vous n’êtes lié ni à Proxmox, ni à moi.

Comment ça se passe

  1. 1 · Premier échange gratuit

    Vous m’expliquez votre besoin ; je vous conseille honnêtement, sans jargon.

  2. 2 · Un devis clair

    Au forfait ou en régie selon le projet, le matériel à prix fixe : tout est clair avant de commencer. Devis gratuit et sans engagement.

  3. 3 · Réalisation et suivi

    Je réalise moi-même, sur place ou à distance, et je reste votre interlocuteur ensuite.

Zone d’intervention

Basé à Marche-les-Dames, en bordure namuroise, j’interviens dans toute la Belgique : sur place pour la surveillance, les réseaux et les visites virtuelles, à distance pour les logiciels, les sites et une partie du dépannage.

Questions fréquentes

Vos questions sur la virtualisation

Machine virtuelle, conteneur, Docker : quelle différence ?

Une machine virtuelle est un ordinateur complet simulé par le serveur, avec son propre système (Windows ou Linux), ses disques et sa mémoire : c’est là que vont la centrale téléphonique ou Home Assistant. Un conteneur est plus léger : il partage le cœur du système du serveur, ce qui le réserve à Linux et l’isole un peu moins, très bien pour un petit service. Docker est une autre famille de conteneurs qui livre des applications toutes prêtes ; sur Proxmox, je les regroupe dans une machine virtuelle dédiée, comme Proxmox le recommande.

Proxmox est-il vraiment gratuit ?

Oui : Proxmox est un logiciel libre, et toutes ses fonctions sont disponibles sans payer. L’abonnement, facultatif, donne accès aux mises à jour les plus testées et, selon le niveau, au support de l’éditeur avec des délais de réponse garantis. Proxmox lui-même déconseille ses mises à jour gratuites sur un serveur dont dépend votre activité : dans ce cas, je conseille l’abonnement, ou au minimum une routine prudente, avec instantané et sauvegarde avant chaque mise à jour.

Un NAS Synology ou un simple boîtier ne suffit-il pas ?

Parfois, oui, et je vous le dirai. Si vous voulez seulement Home Assistant, un boîtier comme Home Assistant Green est plus simple ; pour un ou deux petits services, un NAS Synology compatible peut aussi les faire tourner. Un serveur Proxmox devient intéressant quand plusieurs services s’additionnent, ou quand la téléphonie, les caméras et l’IA demandent plus de puissance et de vraies sauvegardes. Et certains services restent mieux chez un hébergeur, comme vos e-mails : je vous le dirai aussi.

Quel matériel faut-il ? Notre ancien serveur peut-il servir ?

Pour une maison, un mini-PC silencieux suffit souvent pour Home Assistant, les mots de passe et quelques services, mais ces petits processeurs sont souvent limités à 16 Go de mémoire, sans correction d’erreurs : trop juste pour une IA qui rédige. Pour une entreprise, je conseille un petit serveur à mémoire ECC, avec des SSD de qualité en miroir. Un ancien serveur peut dépanner pour des essais, mais sa carte RAID convient mal au stockage ZFS que j’utilise souvent, et il consomme beaucoup : d’après des mesures publiées, de l’ordre de 120 W au repos pour un ancien modèle à deux processeurs, contre 10 à 12 W pour un mini-PC Intel N100 et une trentaine de watts pour un petit serveur récent. Plutôt que promettre une économie, je préfère mesurer.

Et si un disque ou tout le serveur tombe en panne ?

Avec deux disques en miroir, un disque qui lâche ne coupe rien : l’autre prend le relais et vous êtes prévenu. Si c’est tout le serveur, les machines virtuelles se restaurent depuis la sauvegarde sur un autre ordinateur équipé de Proxmox, et peuvent même redémarrer pendant que la restauration se termine ; le temps d’arrêt dépend des données et du matériel de remplacement, on en parle avant, pas le jour de la panne. Pour que tout reparte seul sur une autre machine, il faut au moins trois serveurs, ou deux plus un petit arbitre, et des données partagées ou recopiées entre eux, avec le risque de perdre les dernières minutes. C’est utile quand chaque heure d’arrêt coûte cher, rarement pour une petite structure.

Nous sommes sous VMware : peut-on passer à Proxmox ?

Oui. Proxmox intègre un assistant qui importe les machines VMware ESXi avec la plupart de leurs réglages ; la machine d’origine doit être éteinte pendant l’import, donc on planifie un court arrêt, un soir ou un week-end. Les disques chiffrés et la puce de sécurité virtuelle (TPM) ne s’importent pas tels quels : je fais l’inventaire avant de commencer, et l’ancien serveur reste en place jusqu’à ce que tout soit validé.

L’IA locale vaut-elle les services en ligne ?

Pas tout à fait : les modèles qui tournent chez vous restent un cran en dessous des meilleurs services en ligne, et les petits modèles se trompent plus souvent. Leur atout : vos documents et vos conversations ne quittent pas vos murs. Transcrire un enregistrement est possible sur un bon processeur, en y mettant le temps ; pour une transcription rapide en français, ou pour un modèle qui rédige et répond à un rythme confortable, il faut en pratique une carte graphique, avec en ordre de grandeur 8 Go de mémoire ou plus, ce qui pèse sur le matériel et la consommation.

Nos mots de passe sur notre propre serveur, est-ce raisonnable ?

Oui, à condition de le faire sérieusement : connexion chiffrée, accès de l’extérieur par VPN uniquement, sauvegardes testées. Vaultwarden est léger et compatible avec les applications Bitwarden, mais c’est un projet communautaire, sans lien avec la société Bitwarden. Pour une entreprise qui veut l’éditeur derrière elle, il y a la version officielle installée chez vous, qui demande un abonnement Bitwarden Enterprise, ou tout simplement son service en ligne : je vous aide à choisir.

Nos données sont-elles plus en sécurité chez nous, même face à un rançongiciel ?

Pas automatiquement : elles restent sur votre matériel et moins de prestataires y ont accès, mais leur sécurité dépend alors de l’entretien du serveur. Le RGPD n’impose d’ailleurs pas d’héberger chez soi : il demande surtout de protéger les données et de pouvoir les restaurer à temps, en le vérifiant régulièrement. Contre un rançongiciel (un virus qui chiffre vos fichiers puis réclame une rançon), le serveur peut ajouter des sauvegardes mais pas les effacer, une copie chiffrée part hors de vos locaux et, si vous le souhaitez, une autre sur un disque que l’on débranche. La restauration se teste avant la mise en service, puis régulièrement ; le cadre juridique précis se valide avec votre conseiller.

Qui entretient le serveur, et si vous n’êtes plus disponible ?

Un serveur se met à jour et se surveille, surtout pour la sécurité : je peux m’en charger à distance, avec un instantané avant chaque mise à jour, ou former la personne qui gère votre informatique. Proxmox et la plupart des logiciels installés dessus sont libres, documentés et utilisés dans le monde entier. Vous recevez tous les accès et une documentation claire : un autre informaticien, ou votre référent, peut reprendre l’installation.

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